Commentaires  LE THEATRE DES REVES


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                    Une façon d'écrire un livre. Ces choses détournées deviennent allégorie, ouvrant sur la vision pleine d'humour et de liberté d'un monde sans limites... Des liens se créent entre ces choses étranges et étrangères. L'oeuvre est là avec une unité et un art de la composition sans faille.
MARIELLE ERNOUD-GANDOUET
L'OEIL
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                    Dans l'atelier des rêves, Marie-Claude de Brunhoff capture dans ses boîtes, histoires imaginaires et bribes de mémoire. Un recueil de poésies sous verre.
LAURE VERCHERE
ELLE DECORATION
                    Tout peut se produire ou sembler se produire dans les étranges boîtes de Marie-Claude de Brunhoff.
MARY BLUME   
INTERNATIONAL HERALD TRIBUNE
                    Marie-Claude de Brunhoff donne le nom de boîtes à ses rêves. Je ne veux pas dire par là qu'elle les emboîte, ni qu'elle leur emboîte le pas. Non, ils restent libres, puisque à ces boîtes il manque le couvercle. Simplement elle contredit leur fluctuation et leur éparpillement. Elle produit une forme avec leurs fragments. Vous me direz que c'est le procédé de tout acte créatif, mais la particularité est que dans cette forme les fragments restent à l'état de fragments , ils ne se soudent pas, ils ne fondent pas. Chacun garde sa force propre et son aura. Chacun tient en main sa menace. C'est pourquoi il leur faut une boîte. Aussi beaux que soient les éléments qui les composent, ce sont des detriti.  La boîte leur sert d'horizon , de découpage. Entre telle et telle boîte le sursaut, le réveil.
GINEVRA BOMPIANI

                    On prononce tout de suite le mot de littérature, en découvrant ces boîtes magiques. Hippocampes, gondoles, paravents, miroirs , chevaliers et dragons, statues blêmes , élégants larcins à la douceur trompeuse : telle est la grammaire humoristique et unique de Marie-Claude de Brunhoff, marine et aérienne, familière de Bunuel et du strass des nuits oublieuses.
RENE DE CECCATTY

                  « Le Rêve du Révérend Walker » est un miracle, et non des moindres. Tout ce qui m'a toujours intéressé dans l'art est soudain devant moi, animé, amplifié, par cette petite boîte rouge qu'habitent la lumière, une figure humaine sur la glace, une lune et un ours polaire. Comment cela s'est-il produit ? C'est un mystère. Mais un mystère exquis. Rien de moins.
RICHARD FORD

                  Riches de métaphores et d'incongruités spirituelles, les boîtes de Marie-Claude de Brunhoff nous offrent véritablement des scénarii de rêves si nous voulons rêver de héros et d'héroïnes classiques évoluant dans les décors somptueux d'opéras fin de siècle jamais écrits, si nous imaginons leurs querelles et leurs amours mythiques rejouées ici selon la logique d'une inventivité aussi luxuriante que minutieuse.  Son imagination à elle a été nourrie par le Surréalisme, mais son humour sombre et malicieux toujours à l'oeuvre parmi les détails de ses architectures fantastiques, n'appartient qu'à elle; son originalité est vraiment unique.
ALAN JENKINS

                   J'entre dans ma boîte de Marie-Claude de Brunhoff tout comme j'entrais en imagination dans les superbes maisons de poupées que j'ai connues enfant ­celle de la reine Victoria, celle de Colleen Moore- elle m'emporte en Russie, dans un palais et au FarWest, étranges rencontres dans un vaste univers d'ordre et de beauté dans la tradition de Joseph Cornell, mais aux frontières encore plus lointaines. Chaque boîte parle intimement à l'artiste et à l'heureux possesseur d'un de ces merveilleux objets.
DIANE JOHNSON

                    Marie-Claude brouille les pistes des labyrinthes de la mémoire. Elle évidance les paysages des lectures couchées sur le papier à l'ombre des immobilités complices. Elle me donne sans cesse, encore et encore, à voir et à réfléchir les miroirs de mes textes sacrés.
FEDERICA MATTA

                    Les boîtes théâtres de Marie-Claude de Brunhoff s'ouvrent sur un enchevêtrement de mondes où l'imaginaire, l'esprit, le danger, la suggestion érotique ont pouvoir de métamorphose. Ses scénarios sont travaillés avec d'envoûtants jeux de lumière et d'ombre, reflets, textures, nuances, forme et perspectives irréelles. Nous sommes devant un véritable artiste, un poète visuel, un maître de rêves qui révèle des espaces de vie intérieure que nous reconnaissons puissamment mais que nous n'avions pas compris jusqu'à présent.
ROSANNA WARREN

                    Le mot français pour "snapshots" est "instantanés" : ces boîtes saisissent des instants magiques avec une acuité parfaite, dans une lumière idéale. Et si ce sont là des visions fugitives de l'inconscient, cet inconscient n'est pas celui de Freud, avec ses ambitions meurtrières et sa claustrophobie familiale, mais celui de Jung, qui s'ouvre sur la mythologie commune à toute l'humanité, sur l'espoir de la rédemption et de la transcendance. Vision, non pas réductive, mais au contraire en expansion.
EDMUND WHITE